Par : Julia Ebbens (Nutritionniste) — 21/02/2026
Les nausées de grossesse touchent 70 à 89 % des femmes enceintes. Elles apparaissent généralement vers 6 semaines d'aménorrhée (SA), atteignent un pic entre 9 et 10 SA, puis disparaissent le plus souvent entre 12 et 14 SA. Loin d'être un mauvais signe, elles sont associées à une grossesse saine et à un risque réduit de fausse couche. Plusieurs remèdes naturels — gingembre, vitamine B6, acupression — ont fait la preuve de leur efficacité pour soulager ces nausées matinales et vous aider à traverser cette période plus sereinement.

Si vous lisez cet article, il y a de fortes chances que vous connaissiez déjà cette sensation désagréable qui accompagne le début de la grossesse. Vous n'êtes pas seule : les nausées de grossesse comptent parmi les symptômes les plus fréquents du premier trimestre. Sachez qu'il existe des solutions concrètes, validées par la science, pour les atténuer. Nous vous expliquons tout dans ce guide complet : pourquoi elles surviennent, combien de temps elles durent, que faire pour les calmer, et quand consulter un médecin.
Les nausées de grossesse suivent un calendrier assez prévisible, directement lié à l'évolution hormonale du premier trimestre. La majorité des femmes enceintes commencent à ressentir des nausées entre la 4e et la 8e semaine de grossesse (soit entre 6 et 10 semaines d'aménorrhée). C'est à ce moment que le taux de HCG, la fameuse hormone de grossesse, connaît sa montée la plus rapide.
Le pic des nausées se situe généralement entre 9 et 10 SA. C'est souvent la période la plus difficile, celle où les vomissements de grossesse peuvent être les plus intenses et où la fatigue s'accumule. Les nausées du 1er trimestre s'atténuent ensuite progressivement pour disparaître chez la plupart des femmes entre 12 et 16 SA, soit au début du deuxième trimestre.
Cependant, il est important de noter qu'environ 10 % des femmes continuent à avoir des nausées au-delà du premier trimestre, et qu'une minorité en souffre pendant toute la durée de la grossesse. Si c'est votre cas, n'hésitez pas à en parler à votre médecin ou à votre sage-femme.
Malgré leur appellation courante de « nausées matinales », ces nausées peuvent en réalité survenir à n'importe quel moment de la journée — le matin, l'après-midi, le soir, voire la nuit. Le terme anglais morning sickness est donc trompeur. Pour certaines femmes, les nausées sont quasi-permanentes au cours de la période de pic.
Voici une information rassurante qui peut aider à prendre du recul : une étude publiée dans le JAMA Internal Medicine en 2016 a montré que les nausées et vomissements de grossesse sont associés à un risque réduit de fausse couche de 50 à 75 %. Les chercheurs interprètent ces nausées comme le signe d'un développement placentaire normal et d'une grossesse viable.
Les causes exactes des nausées de grossesse ne sont pas entièrement élucidées, mais la recherche a identifié plusieurs facteurs qui agissent en synergie. Comprendre ces mécanismes peut aider à mieux vivre cette période en sachant que votre corps fait exactement ce qu'il doit faire.
L'augmentation rapide du taux de HCG au cours du premier trimestre est le facteur le plus souvent cité. Cette hormone, produite par le placenta dès l'implantation de l'embryon, double environ toutes les 48 heures pendant les premières semaines. C'est cette montée en flèche qui coïncide parfaitement avec l'apparition des nausées, et leur disparition correspond généralement au moment où le taux de HCG se stabilise, autour de 12-14 SA. Les grossesses multiples, où le taux de HCG est encore plus élevé, s'accompagnent d'ailleurs de nausées souvent plus prononcées.
Les œstrogènes augmentent considérablement pendant la grossesse et contribuent aux nausées en agissant sur les centres cérébraux qui contrôlent les réflexes de vomissement. La progestérone, quant à elle, joue un rôle indirect mais significatif : elle ralentit le transit intestinal et la vidange gastrique, ce qui provoque une sensation de lourdeur, des ballonnements et des nausées. Ce ralentissement digestif peut également aggraver les remontées acides, un autre symptôme fréquent de la grossesse.
De nombreuses femmes enceintes développent une hyperosmie — une sensibilité olfactive exacerbée — dès les premières semaines de grossesse. Des odeurs autrefois anodines (cuisson, parfum, café) deviennent soudain insupportables et déclenchent immédiatement des nausées. Cette hypersensibilité serait liée à l'augmentation des œstrogènes et pourrait constituer un mécanisme d'alerte face à des substances potentiellement nocives.
Une théorie fascinante soutenue par plusieurs chercheurs en biologie évolutive suggère que les nausées de grossesse seraient un mécanisme de protection pour la mère et l'embryon. En provoquant une aversion naturelle envers certains aliments — viande, poisson, œufs, aliments au goût fort — le corps réduirait l'exposition aux agents pathogènes alimentaires (salmonelle, listeria, toxoplasme) précisément pendant la période de développement embryonnaire la plus critique. Cette hypothèse expliquerait pourquoi les nausées sont les plus intenses pendant le premier trimestre, quand l'embryon est le plus vulnérable aux toxines.
L'alimentation joue un rôle central dans la gestion des nausées de grossesse. Adapter son régime alimentaire est souvent la première mesure recommandée par les professionnels de santé, et pour cause : ce que vous mangez, quand vous mangez et comment vous mangez peut faire une différence considérable sur l'intensité des nausées.
Au lieu des trois repas traditionnels, fractionnez votre alimentation en 5 à 6 mini-repas répartis tout au long de la journée. Un estomac vide aggrave les nausées (l'acidité gastrique augmente), tandis qu'un estomac trop plein provoque une sensation de lourdeur et de ballonnement. L'objectif est de maintenir un apport régulier et modéré, sans jamais atteindre ni la faim ni la satiété excessive. Cette approche fractionnée est également bénéfique pour stabiliser la glycémie et réduire le risque de diabète gestationnel.
L'un des conseils les plus simples et les plus efficaces : gardez des crackers, des biscottes ou des galettes de riz sur votre table de nuit. Mangez-en quelques-uns avant même de poser le pied par terre le matin. L'estomac vide du réveil est l'un des principaux déclencheurs des nausées matinales. Ces glucides secs absorbent l'excès d'acide gastrique et stabilisent la glycémie après la nuit de jeûne.
Les aliments froids ou à température ambiante dégagent beaucoup moins d'odeurs que les plats chauds. Quand la sensibilité olfactive est exacerbée, cette différence est cruciale. Privilégiez les salades, les sandwichs froids, les yaourts, les fruits frais, le fromage blanc ou les compotes. Si vous devez faire cuire des aliments, aérez bien la cuisine ou demandez à quelqu'un d'autre de cuisiner quand c'est possible.
Les aliments secs et les féculents sont vos meilleurs alliés pendant cette période. Le riz blanc, les pâtes nature, les pommes de terre, le pain grillé, les céréales peu sucrées et les biscottes sont généralement bien tolérés, même les jours les plus difficiles. Ils sont faciles à digérer, apportent de l'énergie et n'ont que peu d'odeur.
Certains aliments sont des déclencheurs connus de nausées pendant la grossesse. Évitez autant que possible les plats gras et frits (qui ralentissent encore davantage la digestion), les aliments très épicés, les plats à odeur forte (ail, oignon, poisson cuit), le café (dont l'odeur seule suffit souvent à déclencher des nausées) et les boissons gazeuses sucrées. Les aliments très sucrés à jeun peuvent également provoquer un pic glycémique suivi d'une chute, ce qui aggrave les nausées.
L'hydratation est essentielle, surtout si vous vomissez. Mais boire de grandes quantités pendant les repas dilue les sucs gastriques et augmente le volume gastrique, ce qui peut aggraver les nausées. Préférez boire par petites gorgées entre les repas. L'eau plate, l'eau citronnée, les infusions de gingembre ou de menthe poivrée sont généralement bien tolérées. Si l'eau plate vous donne la nausée, essayez l'eau gazeuse nature par petites gorgées.
Le gingembre est sans doute le remède naturel le plus étudié et le plus recommandé pour les nausées de grossesse. Son efficacité n'est pas qu'un simple remède de grand-mère : elle est soutenue par de nombreuses études cliniques et reconnue par des organismes de référence comme l'ACOG (American College of Obstetricians and Gynecologists) et le CNGOF.
Une méta-analyse publiée dans Nutrition Journal a examiné 12 essais randomisés contrôlés incluant plus de 1 200 femmes enceintes. Les résultats montrent que le gingembre réduit significativement les nausées par rapport au placebo, sans effet indésirable notable pour la mère ou le fœtus. Son mécanisme d'action repose principalement sur son effet sur les récepteurs de sérotonine dans le tractus gastro-intestinal et sur sa capacité à accélérer la vidange gastrique.
La dose maximale recommandée est de 1 à 1,5 g de gingembre séché par jour (ou l'équivalent en gingembre frais, soit environ 4 à 5 g). À ces doses, le gingembre est considéré comme sûr pendant la grossesse selon les études disponibles. En cas de doute, demandez l'avis de votre médecin ou de votre sage-femme.
La vitamine B6, ou pyridoxine, est l'un des traitements de première intention recommandés par l'ACOG pour les nausées de grossesse. Son efficacité a été démontrée dans plusieurs essais cliniques randomisés. La posologie recommandée est de 25 mg, trois fois par jour (soit 75 mg au total). Plusieurs études montrent qu'elle réduit significativement l'intensité des nausées, notamment en début de traitement.
La limite de sécurité est fixée à 200 mg par jour pendant la grossesse. Avant de commencer une supplémentation, il est important de vérifier la quantité de B6 déjà présente dans vos vitamines prénatales pour éviter un surdosage. Un excès prolongé de vitamine B6 peut provoquer des neuropathies périphériques (fourmillements dans les mains et les pieds).
Vous pouvez également augmenter votre apport en B6 par l'alimentation. Les aliments les plus riches en vitamine B6 sont :
Intégrer ces aliments dans vos mini-repas quotidiens peut compléter efficacement une supplémentation et contribuer à atténuer les nausées du 1er trimestre.
L'acupression du point P6, également appelé point Neiguan, est une technique issue de la médecine traditionnelle chinoise. Ce point se situe sur la face interne de l'avant-bras, à environ trois travers de doigt (2 cm) au-dessus du pli du poignet, entre les deux tendons. Une pression ferme et régulière sur ce point, pendant quelques minutes plusieurs fois par jour, peut aider à réduire les nausées.
Des bracelets d'acupression, disponibles en pharmacie, exercent une pression continue sur le point P6. Plusieurs études, dont une publiée dans le Journal of Reproductive Medicine, ont montré une réduction significative des symptômes de nausées matinales chez les femmes utilisant ces bracelets par rapport à un groupe placebo. L'avantage majeur de cette méthode est l'absence totale d'effets secondaires : elle peut être utilisée en complément de toutes les autres approches.
L'aromathérapie offre une piste intéressante pour soulager les nausées de grossesse. L'huile essentielle de citron est la plus étudiée dans ce contexte : une étude iranienne randomisée a montré que l'inhalation d'huile essentielle de citron réduisait significativement les nausées et vomissements de grossesse dès les premières 48 heures d'utilisation. Concrètement, déposez 2 à 3 gouttes sur un mouchoir et respirez-le quand les nausées surviennent.
La menthe poivrée présente également des propriétés anti-nausée intéressantes. Son odeur fraîche peut contrebalancer les odeurs nauséabondes et apaiser rapidement la sensation d'écœurement. Vous pouvez utiliser un diffuseur à froid ou simplement inhaler quelques gouttes déposées sur votre poignet. En revanche, l'huile essentielle de menthe poivrée ne doit pas être ingérée pendant la grossesse, et son utilisation doit rester occasionnelle et par voie olfactive uniquement.
La respiration diaphragmatique profonde est un outil simple et accessible pour gérer les épisodes de nausées aigus. En activant le système nerveux parasympathique, elle réduit le stress et la tension qui amplifient les nausées. Inspirez lentement par le nez pendant 4 secondes en gonflant le ventre, retenez 2 secondes, puis expirez lentement par la bouche pendant 6 secondes. Répétez 5 à 10 fois. Cette technique peut être pratiquée n'importe où et à tout moment. Des études ont montré que la relaxation active réduit à la fois la fréquence des épisodes nauséeux et leur impact psychologique.
La fatigue et le stress sont des facteurs aggravants connus des nausées de grossesse. Le premier trimestre est une période éprouvante pour le corps, et le repos doit être une priorité. Essayez de dormir suffisamment la nuit, faites des siestes courtes dans la journée si possible, et n'hésitez pas à lever le pied sur vos activités. Le yoga prénatal doux, la méditation et les exercices de relaxation musculaire progressive peuvent également vous aider à mieux traverser cette période.
La grande majorité des nausées de grossesse, bien que pénibles, ne présentent aucun danger pour vous ou votre bébé. Cependant, certains signaux d'alarme doivent vous amener à consulter rapidement votre médecin, votre sage-femme, ou à vous rendre aux urgences maternité :
N'hésitez jamais à consulter, même pour un simple avis. Les professionnels de santé sont là pour vous accompagner et il n'existe pas de question inutile quand il s'agit de votre santé et de celle de votre bébé. Mieux vaut une consultation « pour rien » qu'un retard de prise en charge.
L'hyperémèse gravidique est la forme sévère des nausées et vomissements de grossesse. Elle touche environ 1 à 3 % des femmes enceintes et se distingue des nausées « banales » par son intensité et ses conséquences sur l'état général. Cette condition a été mise en lumière dans les médias lorsque Kate Middleton, princesse de Galles, en a souffert lors de ses trois grossesses, nécessitant à chaque fois une hospitalisation.
Contrairement aux nausées ordinaires qui sont gênantes mais gérables, l'hyperémèse gravidique se caractérise par :
Le traitement de l'hyperémèse gravidique dépend de sa sévérité. Dans les formes modérées, un traitement ambulatoire avec des antiémétiques peut suffire. Dans les formes sévères, une hospitalisation est nécessaire pour :
Le pronostic de l'hyperémèse gravidique est rassurant : avec une prise en charge adaptée, les complications graves sont rares et le bébé se développe normalement dans la grande majorité des cas. Il est cependant essentiel de ne pas banaliser cette condition ni de laisser la situation se dégrader. Si vous suspectez une hyperémèse gravidique, consultez sans attendre.
Lorsque les remèdes naturels ne suffisent pas à contrôler les vomissements de grossesse, des médicaments antiémétiques peuvent être prescrits par votre médecin. Il est fondamental de ne jamais pratiquer l'automédication pendant la grossesse : seul un professionnel de santé peut évaluer le rapport bénéfice/risque d'un traitement médicamenteux pour vous et votre bébé.
L'association de doxylamine (un antihistaminique) et de vitamine B6 est le traitement de première intention recommandé par le CNGOF et l'ACOG. Cette combinaison dispose d'une AMM (autorisation de mise sur le marché) en France pour le traitement des nausées et vomissements de la grossesse. Son profil de sécurité est extrêmement bien documenté : des études portant sur plus de 200 000 grossesses n'ont montré aucune augmentation du risque de malformation fœtale. L'effet secondaire principal est la somnolence, qui peut d'ailleurs être bénéfique chez les femmes souffrant d'insomnie liée aux nausées.
L'ondansétron (Zophren) est un puissant antiémétique utilisé en deuxième intention, lorsque l'association doxylamine + B6 ne suffit pas. Il agit en bloquant les récepteurs de la sérotonine impliqués dans le réflexe de vomissement. Son utilisation pendant la grossesse fait l'objet de discussions : certaines études ont suggéré un très léger sur-risque de fentes labiales lors d'une utilisation au premier trimestre, mais ce risque reste faible et doit être mis en balance avec les conséquences de vomissements sévères non traités. Il est strictement réservé à la prescription médicale.
Le métoclopramide (Primpéran), longtemps utilisé comme antiémétique, est aujourd'hui déconseillé pendant la grossesse en raison de ses effets neurologiques potentiels (mouvements involontaires, syndrome extrapyramidal). Il ne doit pas être utilisé sans avis médical spécifique.
Le message essentiel : ne souffrez pas en silence. Si les nausées de grossesse impactent votre qualité de vie malgré les mesures hygiéno-diététiques, parlez-en à votre médecin. Des solutions sûres et efficaces existent.
« Les nausées de grossesse sont l'un des motifs de consultation les plus fréquents en début de suivi obstétrical. Ce que je dis toujours à mes patientes, c'est que ces nausées, aussi pénibles soient-elles, sont dans l'immense majorité des cas le signe que la grossesse évolue normalement. Mon approche est progressive : on commence par les mesures alimentaires — fractionnement des repas, crackers le matin, gingembre — puis la vitamine B6 si nécessaire, et enfin la doxylamine en cas d'échec. Dans ma pratique, cette escalade thérapeutique suffit à soulager plus de 90 % des patientes. Pour les 1 à 3 % qui développent une hyperémèse gravidique, nous disposons d'un arsenal thérapeutique efficace. Le plus important est de ne pas banaliser la souffrance : si les nausées vous empêchent de vivre normalement, il faut consulter. Aucune femme ne devrait endurer cela seule. »
Dr Elie Servan-Schreiber, médecin et fondateur de bienmangerenceinte.fr
Les nausées de grossesse apparaissent généralement entre la 4e et la 8e semaine de grossesse (6 à 10 semaines d'aménorrhée). Elles sont liées à l'augmentation rapide de l'hormone HCG produite par le placenta. Certaines femmes ressentent les premiers symptômes dès la 4e semaine, avant même le retard de règles.
Les nausées atteignent un pic entre 9 et 10 semaines d'aménorrhée, puis s'atténuent progressivement pour disparaître chez la plupart des femmes entre 12 et 16 SA (fin du premier trimestre). Environ 10 % des femmes continuent à en souffrir au-delà, et une minorité pendant toute la grossesse.
Oui, l'efficacité du gingembre contre les nausées de grossesse est confirmée par de nombreuses études cliniques. La posologie recommandée est de 1 g par jour, soit sous forme d'infusion (1 g de gingembre frais râpé dans de l'eau chaude), soit en gélules (250 mg, 4 fois par jour). Il est considéré comme sûr pendant la grossesse aux doses recommandées.
Privilégiez les aliments secs et les féculents (crackers, biscottes, riz blanc, pâtes, pain grillé), les aliments froids (qui dégagent moins d'odeurs), et fractionnez vos repas en 5-6 mini-repas par jour. Mangez des crackers avant de vous lever le matin. Évitez les plats gras, épicés, les odeurs fortes et le café.
Les nausées banales ne sont pas dangereuses pour la mère ni le bébé. Elles sont même associées à un risque réduit de fausse couche. En revanche, si vous ne pouvez plus garder aucun aliment ni liquide, si vous perdez du poids ou montrez des signes de déshydratation, consultez rapidement : il peut s'agir d'hyperémèse gravidique (1-3 % des grossesses), qui nécessite un traitement médical.
Oui, certains médicaments sont autorisés et recommandés pendant la grossesse. L'association doxylamine + vitamine B6 est le traitement de première intention, avec un excellent profil de sécurité. L'ondansétron peut être prescrit en deuxième intention. Ne prenez jamais d'antiémétique sans prescription médicale pendant la grossesse.
L'hyperémèse gravidique est la forme sévère des nausées et vomissements de grossesse, touchant 1 à 3 % des femmes enceintes. Elle se caractérise par des vomissements incoercibles, une perte de poids supérieure à 5 %, et une déshydratation. Elle nécessite une prise en charge médicale, parfois une hospitalisation avec réhydratation par perfusion et traitement antiémétique.
Oui, les nausées de grossesse sont généralement un signe positif. Une étude majeure publiée dans le JAMA Internal Medicine en 2016 a montré qu'elles sont associées à un risque réduit de 50 à 75 % de fausse couche. Elles témoignent d'un développement placentaire normal et d'une production adéquate d'hormones de grossesse. Toutefois, l'absence de nausées n'est pas inquiétante non plus : 11 à 30 % des femmes n'en ont pas et ont des grossesses parfaitement normales.
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